Un jour il y eut un printemps, lové, moucheté, velouté, vert et brun, humide, et des oiseaux fendaient l’azur en semant des notes tumultueuses et interrogatives. Une brise fraîche et salée venait d’une mer qui ondoyait comme elle avait ondoyé cinq mille ans auparavant, et les feux de la Terre étaient emprisonnés comme il se devait dans des cavités profondément enfouies sous leurs pieds tandis qu’ils déambulaient lentement parmi les arbres, les champs, les collines qui brillaient de l’éclat du neuf.
Cheminant dans le globe de son désir, il songea à Pels, car il pensait à la musique, invisible, intangible, existant par la seule force de sa logique interne. Il ne pensait pas à Francis Sandow ni à Heidel von Hymack, ni même au Commandant, car elle venait de dire : « Quelle belle journée. » Et il se dit, oui, nuage dans le ciel, écureuil sur la branche, fille – que désirer de plus ?
Fin